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School-Based Violence Prevention Programs: A Resource Manual
Programmes de prévention portant sur la violence
amoureuse chez les jeunes

Introduction

Pour des relations saines: programme de prévention de la violence
Men for Change, Halifax, Nouvelle-Écosse, Canada

Mots clés :

  • Violence amoureuse
  • Stéréotypes concernant le rôle des hommes et des femmes et image des hommes et des femmes dans les médias
  • Intimidation et résolution de conflits
  • De la 7e à la 9e année (trois premières années du secondaire)
  • Cours interne dispensé par l’enseignant
  • Analyse en fonction du sexe
  • En anglais et en français
  • Solide méthodologie : Amélioration des attitudes, des connaissances et, au dire de l’intéressé, du comportement après 2 ans pour les filles, et 3 ans pour les garçons, mais pas de changement dans le groupe témoin

Historique : Healthy Relationships a été élaboré par un groupe social de Halifax, Men for Change, en réaction au massacre de 14 étudiantes en génie, à Montréal (Québec) en 1989. Le programme, destiné aux élèves des trois premières années du secondaire, est actuellement dispensé dans les écoles, les refuges pour femmes, les organismes d’assistance sociale et les centres de santé, les centres de détention, les foyers de groupes et les centres d’orientation au Canada et aux États-Unis.

En 1998, le cours a été donné à titre de projet pilote par Internet avec des enseignants et des policiers comme agents de liaison pour faciliter la discussion et les activités tirées du programme Healthy Relationships, après présentation de la matière par l’entremise d’un groupe de discussion sur Internet.

Objectifs : Ce cours vise à favoriser l’égalité des sexes et à faire cesser la violence dans notre société, en aidant les gens à acquérir des connaissances et des compétences utiles et à modifier leurs attitudes.

Description : Ce cours en trois parties, traitant de l’agression, de l’égalité des sexes et de la lecture critique des médias et cherchant à établir des relations saines, a été conçu pour s’attaquer aux facteurs qui contribuent à une conduite violente, en particulier l’inégalité des sexes, et la volonté de pouvoir et de contrôle. Il se veut un complément aux actuels programmes scolaires d’éducation à la santé et à la vie familiale, d’éducation sexuelle et de langue anglaise; à cette fin, il examine la dynamique psychosociale de la violence masculine et expose les valeurs de nos sociétés qui ont une influence sur les conduites violentes. Les cours et les activités sont conçus de manière à aider les élèves à apprendre ce qu’ils ont à savoir, à faire et à valoriser pour établir et entretenir des relations saines. Le programme comporte 53 activités destinées aux élèves, de la documentation polycopiée et des listes de documents utiles, imprimés ou sur vidéo. Chaque activité est conçue pour occuper de 45 à 60 minutes de temps d’enseignement.

En première secondaire, le cours porte sur l’agression. Les élèves apprennent à reconnaître et à exprimer l’éventail d’émotions susceptibles de mener à des explosions de violence, à reconnaître différentes formes de violence et à gérer de manière constructive le stress, la déception et le sentiment de rejet. Il comporte un volet sur l’intimidation et des exercices pratiques de communication et de résolution de conflits. En secondaire 2, les élèves réfléchissent sur les stéréotypes concernant le rôle des hommes et des femmes, les pressions exercées par les pairs et la violence des médias (télévision, paroles des chansons, bandes dessinées, etc.) de manière à acquérir une pensée critique et à adopter des solutions constructives. En secondaire 3, les cours portent sur des relations saines. Travaillant en petits groupes, les élèves apprennent à mieux communiquer et à réfléchir de près aux questions touchant la violence et l’égalité des hommes et des femmes. De 15 à 19 leçons portent sur l’égalité, explorant les stéréotypes, le harcèlement sexuel, l’homophobie et l’influence de la publicité. Le programme contient une filmographie annotée avec des conseils d’utilisation des films en classe, des articles parlant de violence, des publicités parues dans les médias et se prêtant à une analyse critique et enfin quelques idées de jeux de rôles.

Avec la toute dernière activité, la Liste de vérification de la justice entre les sexes, les élèves vérifient dans quelle mesure leur école respecte les 6 critères de justice énoncés : manière dont les enseignants s’adressent aux élèves dans la classe, participation égale aux activités de l’école, relations des élèves entre eux dans les espaces communs, conduite des élèves dans la classe et en dehors, et appui de l’administration de l’école au principe d’une école égalitaire. Les élèves sont ensuite invités à concevoir et à mettre sur pied un plan pour résoudre les problèmes qu’ils auront décelés.

Formation des enseignants : Aucune formation officielle du personnel n’est donnée, mais les responsables du programme sont ouverts à la consultation. Les éléments nouveaux ajoutés au programme et les changements dans la mise en œuvre sont affichés sur le site Web.

Efficacité : Solide méthodologie : Josephson et Proulx (1999) ont mené sur trois ans une évaluation de l’efficacité du programme, auprès de 1 143 élèves de 7e à 9e année fréquentant sept écoles (middle et high schools) de Winnipeg. Ils ont conclu que, tandis que les élèves des groupes témoins manifestaient peu ou pas du tout de changement, les élèves ayant suivi les cours ont dit avoir constaté une diminution significative du nombre d’incidents comportant de la violence physique ou l’utilisation de stratégies agressives-passives. Alors que cet effet a été noté dès la deuxième année du cours, chez les filles, il ne l’a été qu’à la troisième année, chez les garçons. Les élèves ayant suivi le cours démontraient, au fil des trois années du programme, une baisse significative du niveau de tolérance à la violence dans leurs relations, mais après trois ans, ils étaient significativement plus décidés à rompre avec un partenaire violent. Les élèves ayant suivi le cours choisissaient davantage, et ce, dans une mesure significative, de réagir par l’affirmation de soi plutôt que par l’agressivité à une situation de conflit verbal.

Les élèves ayant suivi le cours signalaient des changements significatifs dans leurs attitudes face à la violence amoureuse et dans leur connaissance des diverses formes de violence : ils désapprouvaient davantage la violence amoureuse; étaient moins portés qu’avant de suivre le cours à appliquer la double mesure consistant à tolérer plus la violence venant des filles que la violence venant des garçons. C’était particulièrement marqué chez les filles, mais après le programme, ceux des garçons qui acceptaient le moins la violence étaient aussi ceux qui signalaient le moins de conduites violentes. Les élèves sont devenus beaucoup moins nombreux à croire que la quantité de violence montrée à la télévision correspond à la vraie vie, ils sont devenus significativement plus conscients des moyens que la publicité utilise pour vendre ses produits et ils étaient mieux armés pour détecter les stéréotypes et les messages cachés dans les annonces publicitaires des magazines.

Les analyses selon le sexe et les comparaisons entre années révèlent des différences entre garçons et filles et des changements attribuables à la durée. Au bout des trois années, et par rapport au test préalable, les filles ont indiqué qu’elles faisaient un recours significativement moins fréquent à la violence physique ou psychologique et à des tactiques agressives passives, et supportaient moins de blessures tant de la part de leurs amis que de leurs amoureux. L’amélioration la plus marquée chez les garçons se situait dans leur assurance à reconnaître les effets des stéréotypes sur leur conduite et les pressions exercées par leur groupe pour qu’ils se conforment aux stéréotypes. Les filles (mais pas les garçons) ont pris de l’assurance dans leur capacité de résister à la pression du groupe, alors que les filles du groupe témoin perdaient du terrain en la matière. La plus forte amélioration chez les filles était dans la capacité de faire la différence entre pouvoir partagé et pouvoir sur les autres.

Coordonnées : Le livre en trois volumes coûte environ 68 $CAN plus les frais d’expédition. Il est disponible à l’adresse Internet suivante : http://www.m4c.ns.ca/news.html. La version française du programme est disponible auprès de Men For Change à l’adresse : info@m4c.ns.ca.

Références

Josephson, W. L., & Proulx, J. (June, 1997). Healthy Relationships Project: Preliminary results from year one. Working paper distributed to participating schools.

Josephson, W.L., & Proulx, J. (June, 1999). Healthy Relationships Project: Results from year three. Working paper distributed to participating schools and posted on the web site of our SSHRC grant community research collaborator, Men For Change, http://www.m4c.ns.ca/man00.html.

Proulx, J. & Josephson, W. L. (June, 1998). Healthy Relationships Project: Results from year two. Working paper distributed to participating schools.

Josephson, W. L., Proulx, J., Safer, A., & Davison, P. (1999). Dating violence prevention in schools: A community-academic partnership. Conversation session presented at the Annual Convention of the Canadian Psychological Association, Halifax.

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(VIRAJ) La violence dans les relations amoureuses des jeunes /
STOP! Dating Violence Among Adolescents

F. Lavoie and M. Roy,Québec (Québec), Canada

Mots clés :

  • Violence amoureuse
  • Harcèlement sexuel
  • De la 10e à la 12e année (3 dernières années du secondaire)
  • Cours dispensé en classe par l’enseignant
  • Résultats analysés séparément pour les garçons et pour les filles
  • En français et en anglais
  • Solide méthodologie auprès des élèves de 10e année (secondaire 4) : Comparaison entre une version courte et une version longue. Amélioration des connaissances et des attitudes dans les deux versions.

Historique : Le programme VIRAJ (La Violence dans les relations amoureuses des jeunes) existe depuis le milieu des années 1990, tandis que la version anglaise STOP existe, elle, depuis 1987. Il est très utilisé dans la province de Québec. VIRAJ/STOP est destiné aux élèves des trois dernières années du secondaire (10e à 12e années) et demande deux périodes de 60 à 75 minutes. Il aborde des thèmes compatibles avec le cours de formation personnelle et sociale ou les cours d’éducation religieuse et morale.

Objectifs : L’objectif premier de VIRAJ/STOP est de sensibiliser les jeunes au problème de la violence amoureuse, par le biais des thèmes du contrôle et des droits.

Description : Le programme VIRAJ/STOP se compose d’un film vidéo sur la violence amoureuse et d’environ 3 heures d’activités en classe parmi lesquelles jeux de rôles, exercices, rédaction de lettres, étude de coupures de presse et établissement d’un contrat de relations. Les sujets abordés sont les différentes formes de violence (physique, sexuelle, verbale), le fait que la violence est toujours inacceptable, l’inégalité sociale comme cause de la violence, le fait que l’agresseur est responsable de ses actes et que les filles, même si elles sont parfois agresseur, sont la plupart du temps les victimes.

Formation des enseignants : La formation du personnel des écoles et des services communautaires est considérée comme un élément important. Au Québec, c’est le Ministère de l’Éducation qui la dispense. Les séances comportent une introduction à la violence amoureuse, le contenu du programme et la manière de parler aux victimes et aux agresseurs.

Efficacité : Solide méthodologie : Lavoie, Vezina, Piché et Boivin (1995) ont évalué ce programme auprès de 500 élèves de secondaire 4. Ils ont comparé les deux formes du programme : la courte (120 à 150 minutes réparties en deux séances en classe) et la longue (120 à 150 minutes de plus pour le visionnement d’un film sur la violence amoureuse et la rédaction de lettres fictives). Ils ont analysé séparément les résultats des filles et ceux des garçons. Les jeunes ayant suivi le programme, sous l’une ou l’autre forme, ont augmenté de manière significative leur connaissance de la violence amoureuse, et il n’y avait pas de différence significative entre les sexes.

Les attitudes face à la violence amoureuse étaient significativement différentes selon le sexe. Tant les garçons que les filles ont nettement amélioré leurs attitudes au test après programme par rapport au test préalable, mais les filles ont obtenu des scores significativement plus élevés que les garçons dans les deux tests. En comparant programme long et programme court, les évaluateurs n’ont pas constaté de différence significative dans l’amélioration des attitudes.

Particularités : Les documents du cours comportent un formulaire d’évaluation demandant aux élèves et aux enseignants de donner leur réaction de consommateurs. Des 1 900 élèves consultés dans les écoles de la ville de Québec, plus de 90 % ont dit avoir aimé le programme et être prêts à le recommander à leurs amis.

Coordonnées : Les versions VIRAJ et STOP sont disponibles en direct et sans frais à l’adresse : http://www.meq.gouv.qc.ca/cond-fem/publications.htm. Des copies papier sont disponibles au Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Direction des communications, 1075, chemin Sainte-Foy, 16e étage, Québec (Québec) G1S 2M1, contre 7 $CAN pour frais d’expédition. On peut réserver les ateliers de formation du personnel en s’adressant au Ministère de l’Éducation, par téléphone : (418) 643-3241 ou par courriel : condition.feminine@meq.gouv.qc.ca.

Référence

Lavoie, F., Vezina, L., Piche, C., & Boivin, M. (1995). Evaluation of a prevention program for violence in teen dating relationships. Journal of Interpersonal Violence, 10(4), 516-524.

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What’s Love Got To Do With It?
RespectED: Violence & Abuse Prevention, Croix-Rouge canadienne

Mots clés :

  • Violence amoureuse
  • De la 9e à la 12e année (quatre dernières années du secondaire)
  • Dispensé en classe par un animateur de l’extérieur
  • Analyse selon le sexe
  • Traduction en français prévue en 2002
  • Solide méthodologie. Amélioration des connaissances à la suite du programme, mais ne persistant pas au suivi après deux mois

Historique : RespectED: Violence and Abuse Prevention, qui est un programme de prévention de la Croix-Rouge, a créé et administre une série d’activités de prévention. Ce service rendu dans la collectivité est animé par des bénévoles. Les présentations sont à la disposition des écoles et autres organismes s’occupant de jeunes, dans la plupart des provinces du Canada et au Yukon, en milieu rural et en milieu urbain. Le contenu du programme peut être adapté à des publics particuliers comme les Néo-Canadiens et les groupes à risque comme les jeunes contrevenants et les parents adolescents. Une version en français devrait être prête en 2002.

Objectifs : Le but premier des programmes RespectED est de briser le cycle des mauvais traitements, du manque de soins, du harcèlement et de la violence interpersonnelle, et de favoriser des relations sécuritaires, respectueuses et aidantes.

Description : Des éducateurs en prévention (bénévoles spécialement formés ou personnel du programme RespectED) animent les présentations faites en classe. Les bénévoles doivent obligatoirement suivre une formation comportant au moins 120 heures de cours, un stage de simple observation et un stage actif surveillé de 3 mois.

«What’s Love Got To Do With It» est un programme de prévention de la violence dans les relations interpersonnelles qui est présenté aux élèves de 9e à 12e année, en deux séances d’une heure ou quatre séances d’une demi-heure. Les sujets abordés sont : des relations saines, aperçu de la violence amoureuse, les messages qu’envoie la société, comprendre la violence psychologique, l’agression physique et sexuelle, questions légales, reconnaître une conduite agressive, stratégies de prévention, comment aider un ami et enfin, les ressources du milieu. Les moyens utilisés avec les adolescents sont la projection d’un film vidéo, des feuilles de travail, des groupes de discussion, interroger les parents et grands-parents, une boîte à questions, et des questionnaires sur la violence amoureuse. Même si ces programmes n’ont pas pour but d’obtenir la divulgation de cas d’abus ou de violence, ils en suscitent parfois. Les animateurs et les enseignants sont spécialement formés pour y faire face.

Formation des enseignants : Les enseignants chargés de classe sont tenus d’assister à une séance d’information où ils passent en revue la matière et le déroulement suivis par les animateurs du programme RespectED. Une partie importante de cette initiation porte sur la conduite à suivre en cas de divulgation de la part d’un élève.

Participation des parents : Les parents sont mis à contribution par certaines activités des jeunes, qui ont notamment à interroger leurs parents et leurs grands-parents sur leurs relations avec leurs amoureux.

Efficacité : Solide méthodologie : Dans une étude portant sur 126 élèves de 9e année, Legge 2002) a comparé des élèves qui avaient suivi le programme à d’autres qui ne l’avaient pas suivi. Ceux qui avaient participé au programme ont obtenu des scores de connaissances significativement plus élevés au test passé à la suite du programme qu’au test préalable; ces scores après le programme étaient également significativement plus élevés que ceux des élèves du groupe témoin au même test. Tous les élèves (du programme et du groupe témoin) avaient des scores d’environ 80 % au test préalable. Josephson (2002) a fait une analyse des mêmes données en distinguant garçons et filles, pour conclure que les garçons, même s’ils avaient des scores légèrement inférieurs au test préalable (76 %, par rapport à 82 % chez les filles), avaient des améliorations similaires au test d’après programme. Au suivi après deux mois cependant, les élèves ayant suivi le programme ne faisaient plus significativement mieux que les élèves du groupe témoin, ni par rapport à leur propre score au test préalable, ce qui soulève des interrogations quant aux effets à long terme de ce programme (Legge, 2002).

Coordonnées : S’adresser au programme RespectED de la Croix-Rouge pour connaître la disponibilité du programme What’s Love Got to Do With It?. RespectED offre d’autres programmes, dont le tout nouveau Beyond the Hurt qui traite de l’intimidation et du harcèlement entre jeunes et utilise le modèle du pair animateur auprès d’élèves de la 6e à la 9e année (6e primaire à secondaire 3). D’une durée de deux heures, ce programme donne de l’information sur les liens entre l’intimidation et le harcèlement (personnel et sexuel) par un autre jeune, sur les séquelles de ces mauvais traitements et sur les questions de pouvoir entre individus.

Références

Josephson, W.L. (2002). Supplemental report regarding the RespectED dating violence prevention program. Unpublished. Winnipeg, Manitoba: University of Winnipeg.

Legge, R. (2002). An evaluation of the RespectED dating violence prevention program. Unpublished thesis. Winnipeg, Manitoba: University of Winnipeg.

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Vague par Vague / Making Waves
S. Leibovitch, D. Westerburg & L. Legere, Nouveau-Brunswick, Canada

Mots clés :

  • Violence amoureuse
  • Stéréotypes sexuels et stéréotypes véhiculés par les médias
  • Animation par des adolescents
  • Quatre dernières années du secondaire (9e à 12e année)
  • Animation par des jeunes pour des jeunes appliquée à l’ensemble de la province
  • En français et en anglais
  • Innovateur — programme centré sur la formation d’adolescents animateurs et mené dans l’ensemble de la province du Nouveau-Brunswick, pour contrer la violence amoureuse

Historique : Depuis 1995, Making Waves (et sa version française Vague par Vague) organise des retraites durant lesquelles les élèves du Nouveau-Brunswick étudient la dynamique des relations violentes. Le modèle adopté est basé sur la conviction que les jeunes, garçons et filles, peuvent créer un milieu scolaire qui refuse la violence.

Objectifs : Le modèle Vague par Vague est conçu pour aider les adolescents, le personnel scolaire et les parents à reconnaître les signes avertisseurs et les effets de la violence amoureuse, pour fournir des renseignements et du soutien aux programmes éducatifs visant à éviter aux adolescents de devenir victimes ou auteurs de violence amoureuse, et pour aider les écoles à adopter des principes et des règles d’intervention, de manière à aider les élèves qui vivent des relations violentes.

Description : Le cœur du programme est la retraite Vague par Vague, une fin de semaine de formation pratique qui a lieu chaque année à l’automne; les écoles secondaires néo-brunswickoises y délèguent chacune quatre élèves et un enseignant ou un conseiller d’orientation. La fin de semaine débute le vendredi soir avec la pièce de théâtre «The Many Faces of Abuse» et des exercices de mise en confiance. Le samedi, les élèves participent à une série d’ateliers d’une heure sur les stéréotypes sexuels et les stéréotypes véhiculés par les médias, la sécurité des jeunes et l’agression sexuelle, et ce qui différencie des relations saines de relations violentes. En après-midi, garçons et filles séparément forment des groupes de discussion portant sur les ateliers de la matinée et leurs répercussions, faisant le lien avec leur expérience personnelle et avec ce dont ils sont témoins dans leur école. Pour terminer la journée, les équipes créent un sketch, un poème, une chanson ou un exposé oral sur la matière étudiée.

Une séance de synthèse a lieu le dimanche matin; les principaux messages de la fin de semaine y sont passés en revue et chaque école dresse son propre plan d’action en vue d’implanter les messages de Vague par Vague chez elle. Les plans d’action sont lus à haute voix devant l’assemblée, pour que chacun s’engage à transmettre ce qu’il a appris au cours de la fin de semaine.

Formation des enseignants : L’équipe de Vague par Vague aide le personnel des écoles à intervenir et à réagir à la violence à l’école. Cette implication du personnel aide nettement les élèves à refuser les comportements violents et à accéder aux bonnes ressources quand ils ont besoin d’assistance ou de conseils. L’enseignant ou le conseiller en orientation qui a assisté à la fin de semaine fait partie de l’équipe qui établit le plan d’action de l’école.

Efficacité : Une évaluation du programme doit avoir lieu de 2002 jusqu’en 2005, de concert avec le centre de recherches sur la violence familiale Muriel McQueen Fergusson de l’Université du Nouveau-Brunswick.

Particularités : L’équipe de Vague par Vague demande à tous les participants aux retraites d’automne de remplir une évaluation de consommateur. Les adolescents sont nombreux à dire que les groupes de discussion leur fournissent une occasion unique de parler de la violence amoureuse et des relations sentimentales dans un cadre sécuritaire et confidentiel.

Coordonnées : L’adresse du site Web du programme est : http://www.mwaves.org. La trousse de documentation, qui coûte 40 $CAN, comprend le Manuel de l’élève, un Inventaire des ressources sur la violence amoureuse à l’intention des enseignants et des conseillers en orientation, un exemplaire du bulletin annuel de liaison et le document How to Organize a Student Retreat on Dating Violence.

Un manuel à l’intention des éducateurs (qui ne fait pas partie de la trousse de documentation) peut être téléchargé à partir de la section Teacher’s Corner du site Web. Il est possible de rejoindre le personnel du programme, par courriel, à l’adresse : mwaves@nb.sympatico.ca ou par la poste : Case postale 4294, Woodstock (N.-B.) E7M 6B7.

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Ce site a été mis à jour le 23 septembre 2002

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